Le soleil, ce con.

Bonjour,

Comment ne pas le remarquer ? Dictateur implacable du thermomètre, il ne vous laisse aucune seconde de répit. Des heures durant, il vous toise, vous nargue, écrasant sa chaleur harassante sur vos pauvres épaules en sueur, pliant votre échine sous sa lueur insoutenable. 

Salut toi
Salut toi

Oui, il fait beau. Et ça m’emmerde.

Explications.

L’homme, cette espèce opprimée

Aujourd’hui, je veux prendre la défense d’une espèce opprimée, une espèce victime d’une grande injustice, et dont je réclame ici même l’égalité.

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L’homme. Si.

Vous n’y pensez pas vous, femmes d’un genre privilégié, car dès que le soleil pointe le bout de ses rayons, heureuses et épilées, vous enfilez une jolie robe légère, une paire de spartiates et vous vous élancez fraîches et pimpantes à l’assaut du monde. L’homme (dans notre monde corporatiste) n’a pas cette chance.

Trois options s’offrent à lui.

Première option, il prend sur lui, il respire un grand coup, et il vient en chemise. A peine la première station de métro passée, il devient piscine, et débarque en réunion avec des auréoles de la taille de la Méditerranée sur le dos. Son ego écorché, sa dignité perdue, il passera alors sa journée les fesses sur la clim, avec l’espoir fou qu’un jour le monde du travail devienne naturiste.

Deuxième option, la chemisette. Qui n’en est fait pas vraiment une.

Cristina do not approve
Cristina do not approve

Troisième option, c’est un homme hiérarchiquement important, il veut venir en short, il envoie donc un mail à ses collaborateurs en leur signalant qu’ils ont le droit de venir en short. #toutsimplement

Alors, si vous aussi, vous voulez libérer l’homme du poids de ses boutons de manchettes, si vous avez de la peine pour nos hommes qui suent, si vous trouvez que le Casual Friday ne va pas assez loin, alors rejoignez notre mouvement du #MarcelFriday. Nos hommes, en slip et marcel, tous les vendredis. Un plaisir pour les yeux, et pour les aisselles.

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La Guerre de Queen B

Et dans le cas où tu aurais choisis de voir le verre à moitié évaporé, et de braver cette chaleur caniculaire pour aller suer en terrasse avec ta salade de roquette, sache que tu ne seras pas seul. Toute la faune de la capitale a décidé de se pointer, et c’est avec une armée de guêpes assoiffées que tu devras te battre pour chaque goutte de sauce balsamique.

Sauf que j’en ai assez, et que je n’ai pas payé mon rosé grenadine 32€50 pour me le voir siffler par une bande d’insectes impertinents ! Une lutte sans merci s’engage alors, j’esquive les coups et les dards de mes adversaires, et dans un élan désespéré arrive à en coincer une sous mon verre en plastique !

Mouhahahaha
Mouhahahaha

Ah ! Soudain on fait moins les malignes, hein ! Je compte bien te laisser rôtir sous ta cage de chaleur et exhiber ton cadavre encore fumant à tes congénères pour montrer que jamais, oh grand jamais, on ne me fera impunément chier pendant mon déjeuner.

Sauf que, par mégarde, j’ai du assassiner la reine en personne, car c’est par dizaines qu’elles débarquent alors pour lui rendre hommage, tapant sur son corps inerte tel Simba voulant réveiller papa. 

Qu'est ce que j'ai fait ?
Qu’est ce que j’ai fait ?!

J’ai 200 guêpes en deuil autour de ma table, je crois que j’ai tué une dynastie, le prince héritier se noie dans ma compote. Je suis un monstre.

Mais de qui se moque-t-on ma bonne dame ?!

Mais surtout, surtout, je prend ce beau temps tardif comme le pire des affronts.

Tout le printemps, nous avons attendu patiemment les premiers rayons du soleil, les terrasses qui s’affichent et les glaçons dans le rosé. Nous avons espéré, prié, supplié. Mais tu n’es pas venu. Et quand enfin nous nous sommes résignés, rentrés de vacances à peine moins blafards qu’à l’aller, tu décides de te pointer ?

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Quoi, nous n’étions pas dignes d’avoir un été digne de ce nom, c’est ça ? Comme par hasard, c’est pile quand il est temps de remettre les maillots de bains au placard que les températures grimpent, histoire qu’on puisse bien en profiter derrière une fenêtre, devant un ordinateur climatisé.

Alors il se pointe, il fait le beau, les rayons en cœur et le thermomètre tout dur, et on est censé l’accepter comme si rien ne s’était passé ? Non monsieur, je ne suis pas une météo facile, moi, alors s’il te plait, remballe toutes tes affaires et quitte moi, moi et mon teint pâle, mon orgueil et ma carence en vitamine D. 

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Alberto, la pizza du beau temps

De plus, mon corps en a marre de la petite salade d’été et des légumes de soleil. J’ai bu tout le rosé du Sud de la France, fait un château avec mes tomates cerises, plongé dans une piscine de chèvre frais. Automne, je suis prête.

Alors pour faire chaudement la transition entre ce beau temps scandaleux et la pluie attendue, je vous propose une recette pleine de fromage, de pâte chaude et de légumes ensoleillés.

Dis bonjour Alberto

alberto
Alberto a chaud
  • Mettez vos plus belles lunettes de soleil et allez vous réfugier dans la clim la plus proche. Profitez-en pour vous procurer de la pâte à pizza (il fait trop chaud pour travailler) du concassé de tomates, du basilic, du parmesan, de la roquette, du jambon fumé et des tomates cerises.
  • Rentrez chez vous, mettez-vous en culotte et préchauffez votre four à 180 degrés.
  • Faites dégorgez vos tomates cerises pour ne pas qu’elles se vident de leur jus sur votre pâte toute neuve. Pour cela, coupez les en 2, saupoudrez les de sel, et disposez dans une passoire au fond de votre évier.
  • Une fois vidées de leur eau (comme vous) étalez le concassé de tomates sur la pâte, puis les tomates cerises. Et faire cuire. Oui oui, sans rien d’autre. En fait une pizza, c’est facile à faire.
  • Si vous sentez que ça dore un peu trop mais que la pâte n’est pas encore cuite, mettez une feuille de papier d’alu sur votre pizza. Ça évitera le fameux combo cramé-dessus-cru-dedans dont la cantine nous a enseigné les nombreuses variations.
  • Une fois que c’est cuit (environ), disposez à votre envie roquette, feuille de basilic, jambon et copeaux de parmesan.
  • Dégustez nus, avec des amis, toujours les fesses sur la clim. 
promor2016-2
J’aurai du être graphiste

 

Bonne canicule et à la semaine prochaine !

Du fraiiiiiiis
Du fraiiiiiiis
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